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MOMus, Nouveau Sponsor De PiXii Co-Creation

MOMus, nouveau sponsor de PiXii Co-Creation

En novembre 2018, cinq musées, quatre basés à Thessalonique (Le Museum of Modern Art – Costakis Collection, le Museum of Contemporary Art – Collections of the Macedonian Museum of Contemporary Art et le State Museum of Contemporary Art, Thessaloniki Museum of Photography, l’Experimental Center for the Arts) et un à Athènes (Museum Alex Mylona) ont officiellement uni leurs forces, créant une seule et grande institution culturelle publique intégrée, appelée MOMus (pour l’organisation métropolitaine des musées d’arts visuels de Thessalonique) dont l’aspiration est d’imprimer sa marque sur l’art moderne et contemporain international, la photographie, la sculpture et les arts expérimentaux. Thouli Misirloglou, Directeur du Centre Expérimental MOMus, explique la stratégie derrière MOMus et son partenariat avec PiXii Co-Creation.

Thouli Misirloglou, Director of MOMus Experimental Center

Pouvez-vous expliquer pourquoi ces 5 musées ont décidé de mutualiser leurs atouts ? Quels étaient / sont les principaux objectifs ?

En fait, la fusion concernait deux musées de Thessalonique, l’ancien Musée national d’art contemporain – Collection Costakis et le Musée macédonien d’art contemporain, ainsi que les départements de chacun. D’une certaine manière, c’était une demande de la société civile de Thessalonique, une ville de taille moyenne qui avait deux musées d’art contemporain, alors que la capitale de la Grèce, Athènes, n’en avait pas encore un. Cette fusion a donc été considérée comme un geste de maximisation des efforts et de toutes les ressources.

Quel genre d’expositions chacun de ces musées envisage-t-il de s’organiser ?

Chacun organise sa programmation artistique en fonction de son identité et de sa ligne éditoriale. La diversité des champs d’action et des identités forme le programme multiforme de MOMus dans son ensemble.

Parlez-nous plus en détail de l’exposition « Visualiser l’humanité » ?

L’exposition numérique sous le titre « Visualiser l’humanité », désormais disponible sur la plateforme res.momus.gr, a été le premier projet officiel du Réseau des Musées de Culture Contemporaine du Ministère Hellénique de la Culture et des Sports. L’exposition accueille plus de 100 œuvres d’art de 62 artistes issus des collections permanentes des organisations participant au Réseau – la National Gallery-Alexandros Soutsos Museum (EPMAS), le National Museum of Contemporary Art Athens (EMST) et la Metropolitan Organization of Museums of Visual Arts of Thessaloniki (MOMus) – et est co-organisé par les historiens de l’art des trois institutions collaboratrices.

Ce projet a tenté de capturer non seulement la crise humanitaire et financière mondiale à laquelle l’humanité doit faire face à l’ère Covid-19, mais aussi d’autres défis sans précédent liés à la croissance des inégalités économiques, à la culture incontrôlable de la peur, aux restrictions arbitraires des libertés humaines individuelles et à la précarité de l’emploi. Ces défis mettent en évidence le débat sur les droits de l’homme, débat d’une pertinence encore plus prégnante, 70 ans après la signature de la Déclaration européenne des droits de l’homme.

L’exposition « Visualiser l’humanité » se concentre sur le pouvoir de résilience que peut procurer l’art qui peut surmonter les barrières telles que la langue, la culture et la politique. Structurée en trois chapitres, dont chacun comprend des œuvres des trois organisations participantes du Réseau, cette exposition tente de présenter directement ou de faire référence à des images de courage et d’injustice, d’espoir et de désespoir, de petits ou grands succès et échecs des humains pour protéger les humains.

Le chapitre intitulé « Animus Immortalis Est » soulève la question cruciale de la valeur et de la dignité de la vie humaine à un moment où le fondamentalisme, le fascisme, l’extrémisme religieux et le terrorisme menacent les valeurs humanitaires sur lesquelles l’Europe de l’après-Seconde Guerre mondiale a été construite.

Le deuxième chapitre, intitulé « On se sent comme chez soi », traite du concept de « chez soi » au sens propre et figure : la mondialisation a transformé des millions de citoyens en immigrants ; le droit au logement, à la sécurité sociale et à l’autodétermination est plus urgent que jamais. Que signifie « chez soi » pour chacun de nous?

Enfin, le chapitre intitulé « Crise climatique » présente des œuvres d’art qui visent à démontrer l’enjeu majeur du changement climatique et ses effets environnementaux, sociaux et économiques fatals et irréversibles, déjà ressentis dans le monde entier, questionnant si l’humanité a l’intention et est capable de corriger ses erreurs environnementales.

Envisagez-vous d’accueillir une exposition immersive, différente de « Visualiser l’humanité »? Si oui, que recherchez-vous ?

L’expérience de la Covid19 a accéléré la feuille de route stratégique dans le domaine numérique, qui est toujours en cours de réflexion, même si de nombreuses initiatives ont déjà eu lieu. Outre les expositions numériques, les ateliers, les programmes éducatifs et les projets collaboratifs mis en œuvre par MOMus lors des confinements, de nouvelles expositions 360 sont également en cours de réalisation et de nouveaux programmes de numérisation ont été soumis à des appels nationaux à financement. Leur mise en œuvre assurera les prochaines étapes qui seront annoncées.

Avez-vous un budget de coproduction?

Le programme qui est très proche de la logique de la coproduction est celui qui s’intitule « Inspire Project ». Il s’agit d’un programme financé qui intègre un vaste atelier avec des artistes/mentors invités qui tentent de familiariser les artistes émergents à la collaboration afin de produire de nouvelles œuvres. Il est basé sur la conviction que l’inspiration ne vient pas uniquement de l’artiste en tant qu’individu, mais de l’interaction avec ses pairs et ses collègues, même si chacun a une expérience très différente. Il existe depuis plus de six ans et il reste trois éditions à mettre en œuvre, l’édition de l’été prochain incluse.

Comment fonctionne l’acquisition de contenu immersif: distribution, co-création, location?

MOMus est dans une phase où aucune acquisition de contenu immersif n’a été réalisée. Cependant, en termes de coproduction, nous possédons certaines œuvres qui ont été coproduites dans le cadre du projet « Inspire » et qui ont été offertes à l’institution. Mais elles ne peuvent toujours pas être considérées comme immersives.

Quel type de motivation a décidé MOMus de s’associer à PiXii Co-Creation?

Le MOMus-Experimental Center for the Arts se consacre aux innovations artistiques, tant en termes d’expression artistique que de méthode de travail. Accompagner les jeunes artistes, participer à des réseaux d’échanges, former les professionnels et le public aux modèles artistiques participatifs fait également partie de sa mission. L’idée et la pratique de la co-création sont au cœur des problématiques plus larges que le Centre veut explorer, par conséquent le partenariat avec Pixii Co-Creation peut se révéler très utile.

Je pense que nous serons plus disposés à discuter de l’exposition potentielle dans quelques mois, car les personnes participant au programme sont, à mon avis, son facteur le plus crucial.

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